•  Je suis née en 1962 à Paris. J’ouvre les yeux sur les rideaux à fleurs de la fenêtre près de mon berceau au 13 rue de l’Abbaye, contre l’église Saint-Germain des Près… Je fais mes premiers pas dans la cour… et beaucoup plus tard je descends la rue Bonaparte jusqu’à l’Ecole Supérieure des Beaux-arts de Paris et là, je dessine, je peins, j’apprends à regarder, je tente de voir… Pendant cinq ans… et puis je m’en vais. Je peins mes premiers tableaux, la fenêtre ouverte sur la cour du 13. Dans la pièce à côté, mon frère répète avec son groupe de Jazz. J’aime la musique. Je peins.

  • Nous sommes encore au XXème siècle. J’expose : au Salon de la Jeune peinture, Salon d’ Automne, Salon de Montrouge, Sèvres, Verrières-le-Buisson, Salon d’Art Sacré, une nuit rue Beaubourg, lors des Nuits Paris-Beaubourg, Itinéraires 91 à Levallois-Perret. Je peins à Belleville. Je monte avec mes tableaux sur le Toit de la Grande Arche : jolie vue. Vallée du Dropt (Axis Mundi), Charenton-le-Pont (Maison des Artistes), à la Maroquinerie à Ménilmontant (Festival Métiss’age), Aix-en-Provence. Je fais la connaissance de la directrice la Galerie Arte Viva www.espacearteviva.com de Levallois-Perret. Belle rencontre. Nous exposons ensemble de nombreuses fois. Mes toiles restent chez elle. Mon atelier de Belleville brûle, mes toiles sont sauves. Une amie peintre quitte ce monde. Son départ me touche profondément, je verse dans la peinture angélique. Quelque chose de lumineux prend place dans ma tête et mon cœur. Je bidouille sur trois mètres carrés à Versailles pendant un an en attendant mieux et puis je vais peindre vers Montparnasse, près de mon ami Jean Sérolle.

    Nous sommes passés au XXIè siècle. Ma vie est pleine. Je peins. Mes toiles s’accrochent Chez Françoise Lamarre, Galerie Arte Viva, (Catherine Cazalé écrit un très beau texte sur mon travail), Galerie Stam à Paris, à Bonnelles chez Christophe Charbonnel mon sculpteur préféré. Chez Jiwan Singh pour Art l’Inde, à la mairie du 8è arrondissement pour les vœux d’artistes… D’autres galeries m’ont proposé leurs cimaises : Demanie-Fardel à Sanary-sur-Mer, Karin Carton à Versailles, Bourrely à Montpellier. Et d’autres lieux encore comme le Saint Valentin film festival de Luchon et l’UGC Ciné Cité des Halles. Il me faut quitter l’atelier du XIVème. Je trouve à m’installer à Versailles où je vis depuis quelques années. Je peins. Je cherche dans ma peinture des chemins vers une Voie profonde. Ma fille naît. Je peins.
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  • Il me faudra quitter Versailles, l'atelier, la ville en 2013. Une autre voie se dessine.

    Mes tableaux s'enlacent… et mes chemins s’éclairent.